Piko Paseos, l’artiste

A la découverte des Instagramers de la Vienne. Photographes amateurs, ils ont choisi Instagram pour publier leurs images. Aujourd’hui, Piko Paseos.

Qui êtes-vous sur et en dehors d’Instagram?

« J’ai 30 ans, je suis de Poitiers. Piko Paseos est mon nom d’artiste, paseos signifiant balades en espagnol. Je l’ai pris après avoir fait un tour du monde il y a quatre ans. »

Pourquoi choisir Instagram?

« C’est le réseau social qui permet plus de visibilité des photos (près de 1.200 abonnés, NDLR). Il y a davantage de photographes avec qui communiquer. »

Quel est votre rapport
à la photo?

« La photo a été une révélation et un moyen de briser la glace, de créer des liens avec les gens que j’ai photographiés, de casser ma timidité, le moyen de raconter mon voyage. Je suis parti avec un reflex et un objectif 50 mm avec quelques notions. Au retour, j’ai exposé au Dortoir des moines à Saint-Benoît. Certaines de ces photos restent parmi mes meilleures. J’aime la netteté, je ne fais pas de flou sauf en arrière-plan. »

Pour quel cliché déclencher.

« En voyage, j’ai bien aimé photographier les gens en train de sauter. J’ai continué avec des danseurs de hip-hop de Poitiers, dans des lieux méconnus de la ville. Et maintenant, je photographie des danseuses classiques dans des situations et lieux improbables (*). Je prépare une exposition à la rentrée en collaboration avec le magasin Ségeron à Poitiers (du 22 au 29 septembre). Je me fixe des contraintes: jamais de flash. Je cherche les lumières naturelles ou les lampadaires. »

Avec ou sans filtre?

« Jamais de filtre Instagram. Je peux passer une à deux minutes sur Lightroom pour corriger un peu la lumière, mais pas systématiquement. »

Avec ou sans story?

« J’en fais un peu quand je vadrouille dans des villes, un peu de vidéo surtout. »

Parcimonieux
ou boulimique?

« Très parcimonieux. J’ai commencé l’argentique il y a six mois pour des photos en noir et blanc en mode reportage dans le monde de la « fumette », en vue d’une exposition. J’ai dû faire 30-40 pellicules mais j’ai peu de clichés présentables pour l’instant. Je réfléchis de plus en plus au cadrage. Et je publie assez peu sur Instagram, une photo par jour au maximum. Un shooting de danse est réussi si j’ai au moins une bonne photo. »

Vos hashtags préférés.

« Je n’en mets quasiment plus. Si on a envie de me suivre, on me suit… »

La photo que vous rêvez
de faire.

« Je ne peux répondre. Même si je pense toujours photo, je ne rêve pas d’une photo. Mais certaines dépassent ce que j’espérais. Le plus, c’est quand arrive quelque chose d’imprévisible. Par exemple le brouillard lors d’une photo de danseuses sur un passage piéton à la manière des Beatles. Ou une contorsionniste dans le métro. Je ne l’avais pas prévue et c’est une de mes plus belles. »

* Une des photos de Piko Paseos (une danseuse qui s’envole avec un ballon sur le parvis de la cathédrale) a gagné le concours organisé par l’office de tourisme de Grand Poitiers et orne désormais des centaines de mugs.

Extrait du site m.centre-presse.fr. Retrouvez l’intégralité de l’article ici.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Nous utilisons des cookies pour vous garantir la meilleure expérience sur notre site web. Si vous continuez à utiliser ce site, nous supposerons que vous en êtes satisfait.